Pour un acquéreur étranger, acheter à Maurice à partir du 1er juillet 2026 demande quelques vérifications supplémentaires avant de s’engager.
Cette date peut avoir un impact direct sur le budget, le calendrier de la transaction et les démarches à prévoir.
Il ne s’agit donc pas seulement de confirmer si l’achat est possible. Il faut aussi comprendre le coût réel de la transaction, les taxes applicables et la date à laquelle l’acte sera signé puis enregistré.
La réforme porte surtout sur le droit d’enregistrement applicable à certains achats résidentiels par des non-citoyens. Elle concerne aussi la taxe de transfert foncier sur certaines ventes. Pour l’acheteur, un budget préparé trop tôt peut ainsi ne plus refléter le coût final de l’acquisition.
Pour mieux comprendre le contexte, notre article sur l’achat immobilier à Maurice en tant qu’étranger peut servir de point de départ.
Ce qui change à partir du 1er juillet 2026
À partir du 1er juillet 2026, le droit d’enregistrement passe à 10 % pour certaines acquisitions résidentielles réalisées par des non-citoyens.
La mesure vise notamment les biens relevant d’un EDB Property Scheme ou de la section 3(3)(c)(v) du Non-Citizens (Property Restriction) Act.
Cette évolution ne signifie pas que tous les achats immobiliers à Maurice seront traités de la même manière. Le traitement dépend du bien, du statut de l’acheteur, du cadre d’acquisition, de l’historique du titre et du moment auquel l’acte est enregistré.
Le point à retenir est simple. Un acquéreur étranger qui achète un bien résidentiel concerné à partir du 1er juillet 2026 doit intégrer le droit d’enregistrement à 10 % dans son budget. La taxe de transfert foncier côté vendeur peut aussi avoir un effet indirect sur la négociation ou le prix final.
Le notaire doit confirmer la position exacte pour chaque dossier.
Les biens les plus concernés
La réforme concerne surtout les biens résidentiels accessibles aux étrangers par un programme immobilier approuvé ou une autre voie d’acquisition autorisée.
Selon le dossier, cela peut inclure des biens liés à des programmes comme PDS, IRS, RES, Smart City Scheme, Invest Hotel Scheme ou certains appartements éligibles.
Tous les achats réalisés par des étrangers ne doivent donc pas être analysés de la même façon. Deux biens peuvent sembler comparables, mais dépendre de règles différentes si leur cadre d’acquisition n’est pas le même.
Avant de s’engager, il faut notamment vérifier :
la voie d’acquisition autorisée pour le bien ;
le statut de l’acheteur ;
si le bien relève d’un EDB Property Scheme ;
si la section 3(3)(c)(v) du Non-Citizens (Property Restriction) Act s’applique ;
l’historique d’acquisition du bien ;
la date prévue de signature et d’enregistrement ;
le traitement des éléments mobiliers lorsqu’ils sont séparés du prix immobilier.
Ces points peuvent modifier le coût final à prévoir. Ils peuvent aussi influencer le choix entre plusieurs biens.
Pourquoi le budget doit intégrer le droit d’enregistrement
Le passage de 5 % à 10 % peut avoir un impact important sur une transaction haut de gamme. Pour un bien à forte valeur, la différence peut affecter la trésorerie, les opérations de change, le financement ou les montants prévus pour l’ameublement et les frais à prévoir après l’achat.
L’acheteur doit donc regarder le coût total, pas seulement le prix affiché.
Le budget peut inclure :
le prix d’achat ;
le droit d’enregistrement ;
les frais notariés ;
les frais bancaires ;
les frais de change ;
les frais de vérification juridique ;
les frais liés au programme immobilier ;
les charges et frais futurs liés au bien.
Mieux vaut clarifier ces éléments avant d’être trop avancé dans la transaction. Une fois le bien choisi et les discussions engagées, il devient plus difficile d’ajuster le budget en conséquence.
Un budget clair dès le début permet de comparer les biens avec plus de recul.
Pour mieux comprendre le marché, notre analyse du marché immobilier à Maurice pour les investisseurs étrangers peut compléter cette lecture.
Les accords signés avant le 1er juillet 2026
Certains acheteurs peuvent déjà avoir signé une réservation, une promesse de vente ou un accord préliminaire avant le 1er juillet 2026.
Ce point doit être vérifié avec attention. Un document signé avant cette date ne suffit pas forcément à conserver l’ancien traitement fiscal si l’acte définitif est signé ou enregistré après le 1er juillet 2026.
L’acheteur doit confirmer comment l’acte final sera traité et à quelle date il sera enregistré.
Un acheteur concerné doit demander à son notaire de confirmer :
la date prévue de signature ;
la date probable d’enregistrement ;
le taux applicable ;
le calcul du droit d’enregistrement ;
l’effet éventuel de la taxe de transfert foncier côté vendeur ;
le traitement des documents signés avant le 1er juillet ;
les pièces encore nécessaires avant la finalisation.
L’objectif n’est pas d’aller plus vite à tout prix, mais de savoir clairement quel cadre fiscal s’applique avant de poursuivre la transaction.
La vérification du dossier reste indispensable
Une échéance fiscale peut pousser certains acheteurs à vouloir accélérer le processus. Pourtant, la vérification du dossier reste essentielle.
L’achat immobilier par un étranger à Maurice est encadré. L’acheteur doit confirmer l’éligibilité du bien, la validité du titre, les autorisations nécessaires, le statut du vendeur ou du promoteur et les modalités de paiement.
Ce point est encore plus important lorsque le bien fait partie d’un programme immobilier approuvé ou lorsque l’acheteur envisage aussi une résidence à Maurice.
La revue du dossier doit notamment couvrir :
l’éligibilité du bien à l’achat par un non-citoyen ;
le droit du vendeur ou du promoteur à vendre ;
le statut des autorisations EDB ou des autorisations applicables ;
le prix et le calendrier de paiement ;
le dossier d’origine des fonds ;
les modalités bancaires ;
les devises utilisées ;
le calendrier de l’acte ;
l’usage prévu du bien.
Si un point n’est pas clair, il vaut mieux le traiter avant de signer. Une transaction plus rapide n’est pas forcément une transaction plus sûre.
Comment cette réforme peut influencer les acheteurs
À partir du 1er juillet 2026, certains acheteurs étrangers pourront ajuster leurs critères.
Un coût d’acquisition plus élevé peut modifier le budget cible, le type de bien recherché ou le choix entre un bien terminé et un projet en développement.
Cela ne remet pas forcément en cause l’intérêt pour l’immobilier mauricien. En revanche, les acheteurs devront comparer plus précisément le coût total de chaque option.
Les éléments importants restent les mêmes :
l’emplacement ;
la qualité du bien ;
la clarté juridique ;
les services disponibles ;
la facilité de gestion ;
le potentiel de revente ;
l’usage réel du bien.
Quand la fiscalité évolue, ces éléments deviennent encore plus importants. Ils aident l’acheteur à vérifier si le bien reste adapté à son projet, même avec un coût d’achat plus élevé.
Pour comparer les régions, notre article sur où acheter à Maurice peut aider à affiner la recherche.
Ce que les acheteurs doivent vérifier avant de s’engager
Avant de signer ou de prendre un engagement ferme, un acheteur étranger doit clarifier les points essentiels de la transaction.
Il doit savoir si le bien est concerné par la nouvelle règle, quel taux s’applique, quel sera le coût total et si le projet reste cohérent avec son budget.
Une vérification simple peut aider à cadrer la décision :
Le bien entre-t-il dans le champ de la réforme ?
L’acheteur est-il correctement classé pour cette transaction ?
Quel sera le coût total après le 1er juillet 2026 ?
Le bien reste-t-il adapté au projet de l’acheteur à ce niveau de coût ?
Ces réponses évitent de prendre une décision uniquement autour d’une date. Elles permettent de replacer la fiscalité dans une analyse plus complète du bien et du projet.
Acheter à Maurice avec plus de clarté
À partir du 1er juillet 2026, les acheteurs étrangers doivent intégrer ce nouveau cadre fiscal dans leur préparation. Pour certains biens résidentiels, le droit d’enregistrement à 10 % devient un point important du budget.
Avant d’avancer, il faut vérifier la voie d’acquisition, confirmer les taxes applicables, revoir le budget global et s’assurer que le dossier est clair.
Un achat immobilier à Maurice reste une décision de long terme. La date compte, mais elle ne doit pas remplacer l’analyse du bien, des règles applicables et du projet de l’acheteur.
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Sources
Laws of Mauritius, Registration Duty Act (anglais)
Economic Development Board Mauritius, Real Estate & Hospitality (français)
KPMG Mauritius, Changes to Residency and Property Ownership Rules post the Finance Act 2025 (anglais)
Cet article est fourni à titre d’information générale uniquement. Les règles d’acquisition immobilière, le traitement fiscal, les délais d’enregistrement, les conditions de résidence et les interprétations officielles peuvent évoluer ou varier selon la transaction. Les acheteurs étrangers doivent vérifier leur situation auprès d’un notaire mauricien, d’un conseiller fiscal, d’une banque et des autorités compétentes avant toute décision d’achat.

